Une résidence d'écriture au jardin pour imaginer l'Anthropocène désirable

Dans cet article inspirant, Alexis Durand Jeanson revient sur les deux premières résidences d’écriture lancées depuis 2024 dans le cadre de la Chaire RASSCAS, en partenariat avec PRIMA TERRA. Implantées au cœur d’un jardin, ces résidences inaugurent un espace singulier où se mêlent création littéraire, écologie et prospective, en vue d’imaginer un futur possible — un Anthropocène désirable dans lequel humains et nature cohabitent harmonieusement.

L’auteur propose une réflexion stimulante sur la résidence d’écriture comme dispositif éditorial et transformateur : non seulement un lieu physique pour l’écrivain·e, mais aussi un laboratoire d’idées où inscrire sensibilité écologique et engagement utopique. Il évoque les conditions d’accueil, les temporalités d’écriture et les modes d’interaction entre les résident·e·s, le végétal et les publics alentour — notamment à travers une médiation participative et des ateliers créatifs installés en extérieur.

Au fil des pages, Durand Jeanson met l’accent sur l’importance du cadre végétal : un jardin transformé en refuge, en atelier, en terrain d’exploration poétique. Ce lieu ambitionne de nourrir une écriture en résonance avec les rythmes naturels, offrant aux auteur·e·s la possibilité de penser autrement, de rêver un Anthropocène où cohabitent conscience écologique, récits collectifs et imagination critique.

L’article s’adresse ainsi à tous ceux qui œuvrent à imaginer des modèles de cohabitation durable : auteur·e·s, décideur.se.s culturels, paysagistes, enseignants, activistes. En se plaçant à l’intersection de l’art, du territoire et de la prospective, Alexis Durand Jeanson ouvre un horizon poétique et pragmatique — celui d’un monde écologique et désirable, façonné par des récits collectifs ancrés dans la nature.

Résidence au vert - écriture